L’ADAPTATION ET LA MISE EN SCENE

Céline Devalan « Mettre en lumière les auteurs »

Céline Devalan écrit des pièces qui ont avant tout pour objectif de mettre en lumière la passion pour un auteur : « Contes Grivois » met en exergue la causticité de l’écriture de Maupassant ; « Les 3 vies de Jane Austen » met en relief -sous forme de théâtre d’investigation- les liens entre les romans de Jane Austen et les drames personnels de son existence ; « Miss Charity » remonte à l’enfance de Beatrix Potter, terreau de la vocation de la future écrivain. Ici, dans « Shakespeare, comme il Nous plaira » il est question non seulement de mettre en valeur la diversité du théâtre shakespearien mais surtout de rendre à Shakespeare ce qui appartient à Shakespeare, c’est-à-dire de défendre la paternité de ses œuvres et la source d’inspiration qu’il demeure pour les acteurs aux quatre coins du « Globe », pour reprendre ce mot qui lui est cher et dont il baptisa son théâtre. Céline donne régulièrement des conférences destinées aux scolaires sur le dramaturge.
La mise en scène est une seconde forme d’écriture -après le travail d’adaptation- qui permet de travailler sur le sens du langage, sa structure, l’énergie et le rythme qu’il exige.
La mise en scène tend à recréer 3 atmosphères, à renforcer les 3 axes de l’écriture : rendre compte de la richesse du théâtre shakespearien, défendre la paternité des œuvres du poète, et accentuer l’onirisme du propos par la présence du Barde dans la pièce…

SHAKESPEARE : Cette contrée inexplorée d’où nul voyageur ne revient…

A travers Shakespeare, on parle non seulement des relations que l’on entretient à la vie mais au théâtre aussi. Il se situe à leur carrefour. Il est donc difficile de contrôler l’admiration sans limites pour le dramaturge et le poète qu’est William Shakespeare.Les metteurs en scènes et cinéastes les plus reconnus se sont penchés sur son œuvre et son succès n’a jamais connu de faille ou de période de crise…On ne peut qu’être émerveillé par tant de talent, d’avoir toujours le mot pour rire, ou pour pleurer, d’être incapable d’écrire la moindre banalité.

Il nous rend la vie difficile à nous artistes car à quoi bon vouloir écrire, mettre en scène, jouer ; bref, créer, après lui ?

Et en même temps, il nous incite à tout cela car chez lui la vie est si abondante, pleine de promesses et de possibilités. Il n’y a aucune demi-mesure, « Etre ou ne pas être » : être à 100 % ou ne pas être du tout…mais si l’on décide de s’y frotter cela demande un engagement sans faille, une vraie foi en son œuvre et une passion sans borne.Shakespeare est un déclencheur de vocations comme nul autre que ce soit d’acteurs, de cinéastes, d’écrivains ou de metteurs en scène. Il nous communique l’appétit de l’univers, l’envie d’être toujours attentif, prêt à apprendre, il nous lance un défi par son génie pour essayer de tenter l’impossible, d’aller toujours plus loin et de franchir ses propres limites. Monter ou jouer Shakespeare, c’est apprendre à se dépasser et se lancer le plus grand et le plus excitant des défis.Dans notre époque morose et déboussolée, il est un créateur d’espoir tenace.

Peinture

Le Le portrait Chandos *

* Si c’est bien un portrait de Shakespeare, il s’agit du seul que nous connaissions qui pourrait avoir été peint d’après nature.

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